

11 Octobre 2007 L'Humanité - Afin de « tenir les délais », Endel et les Chantiers de l’Atlantique (CAT) ont multiplié les erreurs, pointées par le rapport du cabinet Eretra. Extraits.
L’Absence de la « tour centrale », qui devait supporter l’ouvrage, impossible à poser puisque le Queen Mary n’a pas été « dévasé ».
L’Erreur dans le choix du prestataire : Endel est spécialisé dans la mise en place d’échafaudages, la fabrication d’une passerelle répond à d’autres critères techniques.
La Spécificité de l’ouvrage non prise en compte.
Utilisation du plan de principe d’un ouvrage existant, approximativement identique.
Endel et CAT « ne partagent pas les mêmes références techniques ».
La commande de CAT spécifiait 250 kilos par mètre carré de charge supportée. Après vérification du devis, « uniquement pour le prix demandé », CAT valide la livraison de la passerelle d’Endel, supportant seulement 150 kilos par mètre carré, « sans note de calcul ».
Les échafaudeurs ont travaillé « la nuit et le lendemain férié », utilisant un « croquis de montage sans cotes ».
« La structure ne peut entrer dans la porte » du Queen Mary II. « Faute de permis de feu » (autorisation de souder), les monteurs n’ont pas pu fixer « de butées anti-soulèvement sur les pieds ».
« L’accès principal » est « fermé la veille en raison de travaux de peinture » : on est obligé de « diriger les personnes vers la passerelle C292 », seul accès possible.
« À 23 heures » (la veille du drame), « le rondier remarque une barre (…) qui pend côté navire et la repositionne ».
Les barres diagonales extérieures sont retirées afin de rentrer de 30 cm à l’intérieur du navire.
Les « contrôles » (des visiteurs) ont eu lieu « à l’intérieur » du Queen Mary « pour cause de pluie ».
Le jour du drame, « 46 personnes (21 visiteurs et 25 employés) stagnent sur la passerelle ».